Publié le mai 28, 2026 par Thomas Mercier · Dernière mise à jour le 1 heure ago
La trigonelline est un alcaloïde naturel (formule C₇H₇NO₂) présent dans le café et les graines de fenugrec. Chimiquement, c’est la forme N-méthylée de la niacine (vitamine B3). Dans l’organisme, elle emprunte la voie de Preiss-Handler pour se convertir en NAD+, la coenzyme centrale de la production d’énergie cellulaire. Des niveaux bas de trigonelline sont associés à la sarcopénie chez les personnes âgées.
Combien de trigonelline consommez-vous par jour ?
Ajustez vos apports quotidiens et comparez-les en temps réel à la dose de 300 mg/jour utilisée dans l’étude Nature Metabolism 2024.
Une tasse filtre clair ≈ 50–100 mg ; bien moins après torréfaction foncée.
La source la plus concentrée : ≈ 370 mg / 100 g (1 c. à café ≈ 4 g).
Lentilles, pois chiches, pois… apport modeste (≈ 10 mg / portion de 100 g, estimation).
soit 0 % de la dose étudiée (300 mg)
Déplacez les curseurs pour estimer votre apport.
Atteindre 300 mg facilement → EnduNAD+Estimations indicatives basées sur les teneurs moyennes citées dans l’article. La dose de 300 mg/jour est inspirée des données précliniques et n’a pas encore été validée par un essai clinique randomisé chez l’humain. Ceci n’est pas un avis médical.
- La trigonelline est un précurseur du NAD+ distinct du NR et du NMN: elle agit via la voie de Preiss-Handler.
- L’étude Nature Metabolism 2024 montre que les personnes âgées sarcopéniques ont des taux de trigonelline plus bas, et que la supplémentation améliore la force musculaire et la fonction mitochondriale chez la souris et le ver C. elegans.
- Les meilleures sources alimentaires : graines de fenugrec (~370 mg/100 g) et café (davantage conservée dans les torréfactions légères).
- En supplément, le dosage étudié est de 300 mg/jour: mais les données humaines restent limitées.

Qu’est-ce que la trigonelline ?
Un alcaloïde naturel présent dans le café et le fenugrec
La trigonelline est un alcaloïde végétal que l’on retrouve principalement dans deux sources alimentaires très courantes : les grains de café et les graines de fenugrec (Trigonella foenum-graecum, d’où elle tire son nom).
On la trouve aussi, en quantités moindres, dans l’avoine, les pois, d’autres légumineuses et le maté.
L’organisme en produit également de petites quantités par méthylation endogène de la niacine. Le microbiote intestinal semble aussi y contribuer, même si ce mécanisme reste à préciser.
Structure chimique: la trigonelline et son lien avec la niacine (B3)
Structurellement, la trigonelline est la forme N-méthylée de l’acide nicotinique (niacine, vitamine B3). Sa formule chimique est C₇H₇NO₂, contre C₆H₅NO₂ pour la niacine.
Cette parenté chimique n’est pas anodine : c’est précisément ce lien avec la niacine qui lui permet d’entrer dans la voie de biosynthèse du NAD+.
À retenir : trigonelline ≠ niacine, mais les deux molécules partagent un squelette pyridine et convergent vers les mêmes voies métaboliques.
Comment la trigonelline se convertit en NAD+ dans les cellules
Une fois absorbée, la trigonelline suit la voie de Preiss-Handler pour rejoindre le pool de NAD+.
Voici le mécanisme simplifié :
- La trigonelline est d’abord déméthylée pour donner de l’acide nicotinique (niacine).
- L’enzyme clé NAPRT (nicotinate phosphoribosyltransférase) convertit la niacine en NAMN (nicotinate mononucléotide).
- Le NAMN est ensuite transformé en NAAD, puis en NAD+.
Cette voie est différente de celle empruntée par le NR et le NMN, qui passent par la voie de récupération (salvage pathway) via les enzymes NRK1/NRK2 et NMNAT.
Les bienfaits de la trigonelline prouvés par la science
Lutte contre la sarcopénie (perte musculaire liée à l’âge)
C’est le bénéfice le mieux documenté à ce jour. L’étude Nature Metabolism 2024 a montré que les taux sanguins de trigonelline sont significativement plus bas chez les patients âgés atteints de sarcopénie, comparés aux sujets en bonne santé musculaire.
Chez des souris âgées supplémentées en trigonelline, les chercheurs ont observé :
- une augmentation de la force musculaire
- une réduction de la fatigue musculaire
- un ralentissement du déclin musculaire lié à l’âge
Ces résultats sont prometteurs, même s’ils restent précliniques pour la majeure partie.
Augmentation des niveaux de NAD+ et énergie cellulaire
Dans les myotubes humains primaires (y compris ceux issus de patients sarcopéniques), la trigonelline augmente les niveaux de NAD+ d’environ 50 %: un résultat comparable à celui du nicotinamide (NAM).
Le NAD+ est indispensable à des centaines de réactions enzymatiques, notamment celles qui produisent de l’ATP dans les mitochondries. Sa chute avec l’âge est directement liée au déclin énergétique cellulaire.
Amélioration de la fonction mitochondriale
Chez C. elegans, la supplémentation en trigonelline améliore la respiration mitochondriale et stimule la biogenèse mitochondriale: c’est-à-dire la création de nouvelles mitochondries.
Ces effets dépendent des sirtuines (notamment SIRT1, également activées par le resvératrol), des protéines de longévité activées par le NAD+. La trigonelline, en augmentant le NAD+ disponible, renforce indirectement leur activité.
Santé métabolique et régulation de la glycémie
Le fenugrec bienfaits sur la glycémie sont bien documentés, et la trigonelline en est l’un des composés actifs responsables. Des études montrent qu’elle peut contribuer à :
- ralentir l’absorption des glucides (via les fibres solubles du fenugrec)
- moduler la sécrétion d’insuline grâce à la 4-hydroxyisoleucine, un autre composé du fenugrec
- réduire la glycémie à jeun et l’HbA1c dans des méta-analyses sur le fenugrec
Attention : ces données concernent surtout les extraits de fenugrec dans leur ensemble. Les effets spécifiques de la trigonelline isolée sur la glycémie chez l’humain restent à confirmer par des essais cliniques dédiés.
Propriétés neuroprotectrices: cerveau et mémoire
Plusieurs études précliniques suggèrent que la trigonelline pourrait protéger les neurones contre le stress oxydatif et l’ischémie cérébrale. Une étude de 2025 (Brain Research Bulletin) a montré qu’elle inhibe la pyroptose (mort cellulaire inflammatoire) dans un modèle d’ischémie-reperfusion cérébrale.
Ces effets neuroprotecteurs passent notamment par la voie PI3K/AKT/mTOR et par l’activation du NAD+/SIRT1.
Les données chez l’humain restent cependant hypothétiques à ce stade: aucun essai clinique n’a encore confirmé ces bénéfices cognitifs.
Effets anti-inflammatoires et antioxydants
La trigonelline réduit la production de composés pro-inflammatoires et limite les dommages causés par les radicaux libres. Une étude publiée dans Biomedicine & Pharmacotherapy (2024) a montré qu’elle prévient la transition endothéliale-mésenchymateuse induite par le glucose élevé, protégeant ainsi les cellules vasculaires contre le stress oxydatif et la dysfonction mitochondriale.
L’étude clé : trigonelline et vieillissement musculaire (Nature Metabolism 2024)
Publiée le 19 mars 2024 dans Nature Metabolism (DOI : 10.1038/s42255-024-00997-x), cette étude est la référence incontournable sur la trigonelline. Elle a été menée par l’Université nationale de Singapour en collaboration avec Nestlé Research (Suisse): un point de transparence important, car le financement industriel peut influencer les conclusions.
Résultats chez le ver C. elegans et la souris
Chez C. elegans (ver nématode, modèle classique de vieillissement) :
- La trigonelline augmente les niveaux de NAD+
- Elle améliore la respiration mitochondriale et la biogenèse mitochondriale
- Elle augmente la mobilité et allonge la durée de vie
- Ces effets dépendent du NAD+ et des sirtuines (supprimés si ces voies sont bloquées)
Chez des souris mâles âgées :
- La supplémentation en trigonelline augmente la force musculaire
- Elle réduit la fatigue à l’effort
- Elle ralentit le déclin musculaire lié à l’âge
Ce que l’étude dit sur les humains
L’étude inclut une analyse chez des cohortes humaines. Les résultats montrent que :
- Les taux plasmatiques de trigonelline sont plus bas chez les personnes âgées atteintes de sarcopénie
- La trigonelline corrèle positivement avec la force musculaire et l’oxydation mitochondriale dans le muscle squelettique
- Dans des myotubes humains primaires (y compris issus de patients sarcopéniques), la trigonelline augmente le NAD+ et améliore la fonction mitochondriale
Ces corrélations sont significatives, mais elles ne prouvent pas de causalité directe chez l’humain. Aucun essai clinique randomisé (ECR) n’a encore été publié sur la supplémentation en trigonelline chez des patients humains.
Limites et ce qu’il reste à prouver
Soyons directs sur ce que cette étude ne prouve pas encore :
- Pas d’ECR humain : les bénéfices musculaires chez l’humain restent à confirmer par des essais contrôlés randomisés
- Financement Nestlé : l’étude a été partiellement financée par Nestlé Research, ce qui n’invalide pas les résultats mais mérite d’être mentionné
- Dosage humain non établi : les 300 mg/jour utilisés en supplément sont inspirés des données précliniques, pas d’un ECR humain
- Biodisponibilité partielle : environ 20-21 % de la dose orale est retrouvée inchangée dans les urines: le reste est métabolisé, mais la fraction réellement convertie en NAD+ n’est pas encore précisément quantifiée
Sources naturelles de trigonelline: où la trouver ?
Le café: teneur selon le type et la torréfaction
Le café est la source de trigonelline la plus consommée au monde, mais sa teneur varie énormément selon le traitement :
| Type de café | Teneur en trigonelline (estimée) |
|---|---|
| Café vert (Arabica) | ~0,5–1 % du poids sec (~500–1 000 mg/100 g) |
| Café torréfié léger | ~0,6–1 % (Arabica): bien conservée |
| Café torréfié moyen | Réduction modérée |
| Café torréfié foncé (espresso) | Fortement réduite |
| Café instantané | Très faible |
La torréfaction dégrade la trigonelline en composés aromatiques (pyridines) et en niacine: c’est d’ailleurs pourquoi le café torréfié est une source non négligeable de vitamine B3. Le café vert conserve donc la trigonelline intacte, contrairement au café torréfié foncé.
Une tasse de café filtre (180 ml) apporte environ 50 à 100 mg de trigonelline selon la torréfaction: loin des 300 mg/jour étudiés en supplémentation.
Le fenugrec: la source la plus concentrée (~370 mg/100g)
Les graines de fenugrec (Trigonella foenum-graecum) sont la source alimentaire la plus riche en trigonelline : environ 370 mg pour 100 g de graines sèches.
C’est de loin la concentration la plus élevée parmi les aliments courants. Le fenugrec est utilisé depuis des siècles en médecine ayurvédique et dans la cuisine indienne et nord-africaine.
Nuance importante : les extraits commerciaux de fenugrec contiennent rarement plus de 5 % de trigonelline en teneur standardisée. Pour atteindre 300 mg de trigonelline pure, il faudrait des doses très élevées d’extrait: d’où l’intérêt des suppléments de trigonelline isolée à 98 % de pureté.
Autres sources : légumineuses, avoine, maté
D’autres aliments contiennent de la trigonelline, mais en quantités bien moindres :
- Avoine (avoine entière) : traces significatives
- Pois et légumineuses (lentilles, pois chiches) : teneurs modestes
- Maté (Ilex paraguariensis) : présence confirmée
- Strophanthus et autres plantes médicinales : sources ethnobotaniques
Ces aliments contribuent à un apport de fond, mais ne permettent pas d’atteindre des doses thérapeutiques.
Peut-on obtenir assez de trigonelline par l’alimentation seule ?
Probablement pas, si l’objectif est de reproduire les doses étudiées en recherche.
Voici le calcul concret :
- 3 tasses de café filtre (torréfaction légère) ≈ 150–300 mg de trigonelline: c’est la fourchette haute, et uniquement avec du café peu torréfié
- 100 g de graines de fenugrec ≈ 370 mg: mais personne ne consomme 100 g de graines de fenugrec par jour
Pour la plupart des gens, l’alimentation apporte 50 à 150 mg/jour de trigonelline. C’est bien en dessous des 300 mg/jour utilisés dans les études précliniques.
Trigonelline vs NR vs NMN: quel précurseur NAD+ choisir ?
Mécanismes d’action différents (voie Preiss-Handler pour la trigonelline)
C’est la différence fondamentale entre ces trois précurseurs :
| Molécule | Voie principale | Enzyme clé | Intermédiaires |
|---|---|---|---|
| Trigonelline | Preiss-Handler | NAPRT | Niacine → NAMN → NAAD → NAD+ |
| NR (nicotinamide riboside) | Récupération (salvage) | NRK1/NRK2 | NR → NMN → NAD+ |
| NMN (nicotinamide mononucléotide) | Récupération | NMNAT | NMN → NAD+ |
Cette différence de voie n’est pas qu’académique. Si la voie de récupération est saturée ou dysfonctionnelle (ce qui peut arriver avec l’âge), la voie de Preiss-Handler offre une entrée alternative vers le NAD+.
Efficacité comparée sur les niveaux de NAD+
Dans les myotubes humains primaires, la trigonelline et le nicotinamide augmentent tous deux le NAD+ d’environ 50 %. Les données directement comparatives avec le NR et le NMN dans les mêmes modèles sont encore limitées.
Ce qu’on sait :
- NR : bien étudié chez l’humain, augmente le NAD+ sanguin de 40 à 90 % selon les études
- NMN : données humaines croissantes, efficacité similaire au NR
- Trigonelline : données humaines directes encore manquantes: les preuves sont surtout précliniques
Pourquoi la combinaison surpasse les molécules isolées
Puisque trigonelline, NR et NMN empruntent des voies différentes, les combiner permet de saturer plusieurs points d’entrée vers le NAD+ simultanément.
La trigonelline alimente la voie de Preiss-Handler. Le NR et le NMN alimentent la voie de récupération. La niacine (vitamine B3) peut elle aussi entrer par la voie de Preiss-Handler.
Une formule combinant ces précurseurs est donc théoriquement plus efficace qu’une molécule isolée: surtout chez les personnes de plus de 50 ans dont les voies de biosynthèse du NAD+ sont toutes en déclin.
Notre verdict: trigonelline seule ou en formule ?
La trigonelline isolée est intéressante, mais les données humaines manquent encore. En revanche, dans une formule multi-précurseurs associant trigonelline + NR + niacine, elle apporte une voie complémentaire réelle.
Pour quelqu’un qui cherche à optimiser ses niveaux de NAD+ à 50 ans et plus, une formule combinée reste le choix le plus rationnel à ce stade des connaissances.
Trigonelline en supplément: ce qu’il faut savoir
Formes disponibles (gélule, extrait standardisé, poudre)
Le trigonelline supplément est encore un marché très récent. Les formes disponibles en 2026 :
- Gélules de chlorhydrate de trigonelline à 98 % de pureté: la forme la plus concentrée et la plus stable
- Extraits de fenugrec standardisés en trigonelline: mais la teneur dépasse rarement 5 %, ce qui impose des doses élevées d’extrait
- Poudre brute: moins courante, moins pratique à doser
La forme chlorhydrate de trigonelline est préférable pour la stabilité et la biodisponibilité.
Dosage efficace selon les études (300 mg/jour)
Le dosage de 300 mg/jour est celui retenu par les premiers suppléments commerciaux, inspiré des études précliniques (notamment Nature Metabolism 2024).
Nuance importante : ce dosage n’a pas encore été validé par un essai clinique randomisé chez l’humain. C’est une extrapolation raisonnée des données disponibles, pas une dose thérapeutique officiellement établie.
La biodisponibilité orale est estimée à 20-21 % de la dose retrouvée inchangée dans les urines: le reste étant métabolisé, en partie vers le NAD+.
Trigonelline en pharmacie: ce qui existe en France
En France, la trigonelline isolée en supplément est très peu disponible en pharmacie classique (officines). On la trouve principalement :
- En parapharmacie en ligne (quelques marques européennes spécialisées en longévité)
- Sous forme d’extraits de fenugrec en herboristerie et pharmacie: mais sans garantie de teneur en trigonelline
Le marché est encore émergent. La situation devrait évoluer rapidement au vu de l’intérêt scientifique croissant.
EnduNAD+ : la formule qui combine trigonelline + NR + niacine

EnduNAD+ est la formule qui répond directement à la logique multi-précurseurs décrite plus haut. Elle associe :
- Trigonelline (voie Preiss-Handler)
- NR: nicotinamide riboside (voie de récupération)
- Niacine (vitamine B3) (voie Preiss-Handler, point d’entrée complémentaire)
Cette combinaison cible simultanément plusieurs voies de biosynthèse du NAD+, ce qu’aucune molécule isolée ne peut faire seule. Pour les personnes de 40 à 65 ans cherchant à soutenir leur énergie cellulaire et leur masse musculaire, c’est l’approche la plus complète disponible aujourd’hui.
Effets secondaires et contre-indications de la trigonelline
Tolérance et sécurité aux doses recommandées
La trigonelline est bien tolérée aux doses alimentaires: des siècles de consommation de café et de fenugrec en attestent.
Aux doses de supplément (300 mg/jour), aucun effet secondaire notable n’a été identifié à ce jour dans les données disponibles. Cela dit, les données humaines en supplémentation restent limitées: l’absence de signal négatif ne signifie pas une sécurité totale établie.
Il est recommandé de prendre le supplément au cours d’un repas pour améliorer la tolérance digestive.
Interactions médicamenteuses à connaître
Deux interactions méritent attention, par analogie avec le fenugrec (dont la trigonelline est le principal alcaloïde actif) :
- Antidiabétiques et insuline : la trigonelline a un effet hypoglycémiant. Associée à des médicaments abaissant la glycémie, elle peut potentialiser l’effet hypoglycémiant et provoquer une hypoglycémie. Surveillance glycémique renforcée recommandée.
- Anticoagulants (warfarine, héparine) : le fenugrec peut interférer avec la coagulation. Par précaution, éviter l’association sans avis médical.
Contre-indications (grossesse, traitements hormonaux)
Deux contre-indications principales :
- Grossesse : la trigonelline (et le fenugrec) sont déconseillés pendant la grossesse. Le fenugrec a des propriétés utérotoniques et peut stimuler les contractions utérines. La prudence s’impose également pendant l’allaitement.
- Traitements hormonaux : la trigonelline possède des propriétés phyto-estrogéniques (faibles, mais réelles). Les personnes sous traitement hormonal (contraception, THS, traitements oncologiques hormono-dépendants) doivent consulter leur médecin avant toute supplémentation.
En résumé : pour un adulte en bonne santé de 40 à 65 ans, sans traitement particulier, la trigonelline à 300 mg/jour semble bien tolérée. Mais les données humaines à long terme manquent encore.
FAQ : Questions fréquentes sur la trigonelline
La trigonelline est-elle la même chose que le fenugrec ?
Non. Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum) est une plante. La trigonelline est l’un de ses alcaloïdes actifs: la molécule la plus concentrée dans ses graines (~370 mg/100 g).
Un extrait de fenugrec contient de la trigonelline, mais aussi d’autres composés (4-hydroxyisoleucine, saponines, fibres solubles). La trigonelline isolée est plus concentrée et mieux dosée qu’un extrait de fenugrec standard.
Combien de tasses de café pour obtenir de la trigonelline ?
Une tasse de café filtre (180 ml) avec une torréfaction légère apporte environ 50 à 100 mg de trigonelline (voir aussi notre guide pour augmenter son NAD+ naturellement). Pour atteindre 300 mg, il faudrait donc 3 à 6 tasses par jour: uniquement avec du café peu torréfié.
Avec un espresso ou un café torréfié foncé, la teneur est bien plus faible. Et les 300 mg de caféine associés posent d’autres problèmes…
La trigonelline est-elle détruite par la torréfaction ?
Oui, partiellement. La chaleur de la torréfaction dégrade la trigonelline en pyridines aromatiques (qui donnent l’arôme du café) et en niacine. C’est pourquoi le café torréfié foncé en contient beaucoup moins que le café vert ou légèrement torréfié.
Le café vert (non torréfié) est donc la meilleure source caféinée de trigonelline, mais il n’est pas consommé comme boisson courante.
Peut-on prendre trigonelline et NMN ensemble ?
Oui, et c’est même logique. La trigonelline emprunte la voie de Preiss-Handler, le NMN emprunte la voie de récupération. Ces deux voies sont complémentaires et non concurrentes.
Associer trigonelline + NMN (ou NR) permet de cibler simultanément plusieurs points d’entrée vers le NAD+. C’est la logique des formules multi-précurseurs comme EnduNAD+ (voir le comparatif détaillé EnduNAD+ vs Nicotinamide Riboside).
La trigonelline est-elle dangereuse ?
Aux doses alimentaires (café, fenugrec), la trigonelline est consommée sans danger depuis des siècles. Aux doses de supplément (300 mg/jour), aucun effet indésirable notable n’a été rapporté à ce jour.
Les précautions concernent surtout : grossesse (contre-indiquée), diabétiques sous traitement (risque d’hypoglycémie additive), et personnes sous anticoagulants (par analogie avec le fenugrec). En dehors de ces cas, la tolérance semble bonne: mais les données humaines à long terme restent insuffisantes pour conclure définitivement.
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Sources utiles
- Étude Nature Metabolism 2024 (référence principale) : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38504132
- Article PMC en accès libre : pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10963276
- Fiche fenugrec: VIDAL : vidal.fr/parapharmacie/phytotherapie-plantes/fenugrec-trigonella-foenum-graecum.html
- PubChem: fiche trigonelline : pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/Trigonelline
- Étude neuroprotection 2025 (Brain Research Bulletin) : doi.org/10.1016/j.brainresbull.2025.111200
- Étude stress oxydatif vasculaire 2024 (Biomedicine & Pharmacotherapy) : doi.org/10.1016/j.biopha.2024.117320
