La camomille est la source végétale la plus concentrée en apigénine<\/figcaption>
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Un flavonoïde naturel présent dans l’alimentation
L’apigénine (4′,5,7-trihydroxyflavone) est un flavonoïde de la famille des flavones, que l’on trouve dans de nombreuses plantes comestibles. Sa source la plus concentrée : la camomille allemande, où elle représente environ 0,8 à 1,2 % du poids sec.
Autres sources alimentaires notables :
Persil (l’une des sources les plus riches, sous forme d’apiine)
Céleri, thym, origan, romarin
Artichaut, oignon, agrumes
L’apport alimentaire moyen estimé en Europe est faible – autour de 0,45 à 1,17 mg/jour. Difficile d’atteindre les doses thérapeutiques étudiées uniquement par l’alimentation.
Apigénine et biodisponibilité : ce qu’il faut savoir
C’est le talon d’Achille de la molécule. L’apigénine est peu soluble dans l’eau, ce qui limite son absorption intestinale sous forme isolée.
Dans les aliments, elle existe souvent sous forme glycosylée (apigénine-7-O-glucoside, apiine), ce qui modifie sa cinétique d’absorption. En supplément, les formulations liposomales ou associées à des lipides améliorent significativement la biodisponibilité.
Les bienfaits de l’apigénine prouvés par la science
Effets anti-inflammatoires et antioxydants
L’apigénine agit sur plusieurs voies inflammatoires en parallèle : elle inhibe NF-κB, réduit la production de cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-α) et neutralise les radicaux libres grâce à sa structure phénolique riche en électrons.
Ces effets antioxydants sont cohérents à travers les revues 2024–2025 publiées sur PubMed – même si la majorité des données restent précliniques.
Apigénine et cerveau : neuroprotection et anxiété
C’est là que les preuves sont les plus solides. Une revue systématique de 2024 portant sur 34 études précliniques rapporte que l’apigénine améliore l’apprentissage, la mémoire et réduit les comportements anxieux chez le rongeur.
Une étude animale de fin 2024 montre en plus une hausse du BDNF (facteur neurotrophique) et une baisse du stress oxydatif dans l’hippocampe. Le mécanisme passe notamment par l’activation des récepteurs GABA-A – le même système ciblé par les anxiolytiques classiques, mais sans les effets secondaires de dépendance.
Apigénine et cancer : ce que disent les études
Les données in vitro et chez l’animal sont prometteuses : inhibition de la prolifération cellulaire, induction de l’apoptose, modulation des voies Akt/Bad/Bcl-2. Des travaux récents s’intéressent notamment aux cancers gastriques et au cancer du sein triple négatif.
Mise en garde importante : ces résultats sont quasi exclusivement précliniques. Aucun essai clinique randomisé ne permet à ce jour de conclure à un effet anticancer chez l’humain. Ne pas substituer un traitement médical par de l’apigénine.
L’apigénine agit encore mieux associée à ses précurseurs NAD+
EnduNAD+ combine apigénine, nicotinamide riboside et trigonelline pour soutenir le NAD+ à plusieurs niveaux à la fois.